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Construire des relations saines : ce que j’ai appris sur le lien, la maturité et la responsabilité émotionnelle

  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

Hello toi !

Aujourd'hui j'aimerais partager avec toi ce que j'ai appris en 2025 sur la gestion des relations.

Construire des relations saines n’a jamais été une question de chance ou de tomber sur les “bonnes personnes”. C’est avant tout une question de posture intérieure. De la manière dont on se présente dans une relation, dont on parle, dont on écoute, et surtout dont on se respecte.


Pendant longtemps, j’ai cru que pour qu’une relation fonctionne, il fallait surtout faire des efforts, comprendre l’autre, s’adapter. Mais à force de trop s’adapter, on finit parfois par se perdre. Et une relation dans laquelle on s’efface constamment ne devient pas plus saine, elle devient simplement silencieuse et déséquilibrée.


Ne dis-t-on pas : « deux hommes marchent-ils ensemble sans être convenus ? » Amos 3v3


Une relation saine commence là où l’on accepte de s’accorder, d’être clair. Clair sur ce que l’on ressent, clair sur ce que l’on attend, clair sur ce que l’on ne peut pas donner. Le flou crée des attentes irréalistes, les attentes non dites créent des frustrations, et les frustrations non exprimées finissent toujours par abîmer le lien. Dire les choses avec respect n’abîme pas une relation. C’est le non-dit qui la fragilise.

Communiquer sainement, ce n’est pas parler sous le coup de l’émotion ni se taire par peur du conflit. C’est apprendre à parler en responsabilité. Dire “voilà ce que je ressens” plutôt que “voilà ce que tu me fais”.

Exprimer un besoin sans accuser, poser une limite sans attaquer, écouter sans chercher à se défendre. Ce type de communication demande de la maturité, mais il apporte une vraie paix relationnelle.


Tu peux déjà avoir pensé que mettre des limites fait de toi quelqu’un de méchant ou de mauvais mais non, les limites jouent un rôle essentiel dans la construction des relations. Elles ne sont pas là pour créer de la distance, mais pour définir un cadre sécurisant.


A la vérité, une relation sans limites claires devient rapidement un terrain de malentendus, de reproches et d’épuisement émotionnel. Savoir dire non, ce n’est pas être dur. C’est être honnête. Et une relation qui ne survit pas à la vérité n’était souvent déjà pas solide.


C’est dans ce sens que la Bible nous enseigne que : « Que votre parole soit "oui", si c'est oui ; "non", si c'est non. Ce qui est en plus vient du Mauvais » Mathieu 5v27 


C'est un angle super important, parce qu'on oublie souvent que le "non" est le garde-fou de notre santé mentale.


Au fond, construire une relation saine, c’est arrêter de jouer aux devinettes. Le principe biblique du "que ton oui soit oui et que ton non soit non", c’est un peu le socle de l’intégrité relationnelle. En fait cela reviens à dire ce qu'on pense, sans détours ni manipulations.


 Mais attention, savoir dire "non" est ici crucial pour éviter le burn-out émotionnel et relationnel. Que ce soit avec un proche, un partenaire, un ami ou en famille, dire "oui" alors qu'on pense "non" finit par créer une fatigue immense et une rancœur silencieuse dans ton cœur qui empoisonne tout.


Tu sais, apprendre à dire un vrai "non" n'est pas un acte d'égoïsme, c'est une mesure de protection pour ne pas s'effondrer sous le poids des attentes des autres. En purifiant notre communication des fausses promesses ou de la culpabilité, on laisse place à une connexion simple et authentique. Je t’accorde que c’est parfois flippant d’être aussi transparent, mais c’est le seul moyen de construire sur du vrai et d’être crédible.


Si tu ne sais pas comment faire voici quelques pistes pour dire "non" sans culpabiliser :

-        Zapper les justifications infinies : Plus tu t'expliques, plus tu donnes l'impression de t'excuser d'exister. Un simple « Je ne vais pas pouvoir cette fois » est souvent plus respectueux qu'une liste d'excuses bidons.

-        Acheter du temps de réflexion : Si tu as tendance à dire "oui" par réflexe de plaire, essaie : « Laisse-moi regarder mon agenda/programme, je te redis ça demain. »

-        Proposer une alternative : « Je ne peux pas t'aider pour ce dossier ce soir, mais on peut en parler dix minutes demain matin si tu veux. »

-        Distinguer la demande de la personne : une chose important à comprendre c’est que dire non à un service, ce n'est pas rejeter l'autre. Tu peux être très clair : « j'aime passer du temps avec toi, mais là, j'ai vraiment besoin d'une soirée calme pour moi. »

-        Poser un cadre préventif : Clarifie tes limites dès le départ (ex « Le dimanche, je déconnecte totalement pour me ressourcer »). Comme ça, ton silence ne passe pas pour de la nonchalance.


Toutes les relations n’ont pas le même niveau de proximité, et c’est normal. Certaines personnes font partie de notre quotidien sans avoir accès à notre intimité. D’autres partagent des moments précis de notre vie sans y rester indéfiniment. La maturité relationnelle, c’est comprendre que la qualité du lien compte bien plus que le nombre de relations que l’on entretient ou le nombre d’activités qu’on a.


Vouloir tout donner à tout le monde finit souvent par créer de la confusion et de la fatigue intérieure.

Vois-tu, il y’a un autre point à considérer c’est celui de la responsabilité personnelle qu’on ne peut pas ignorer. L’autre peut déclencher des émotions, mais il n’est pas responsable de ce que l’on ne gère pas en soi. Apprendre à reconnaître ses émotions, à les exprimer calmement et à ne pas les projeter sur l’autre change profondément la dynamique relationnelle. Une relation devient plus saine quand chacun accepte de faire sa part du travail émotionnel.


Construire une relation, ce n’est pas chercher à contrôler, corriger ou façonner l’autre. C’est accepter qu’il ait sa manière de penser, de ressentir et d’évoluer. Les relations les plus stables sont celles où le respect prend le dessus sur la peur de perdre, où la confiance remplace la surveillance, et où chacun peut exister sans se sentir menacé.


Les relations saines ne sont pas parfaites. Elles demandent des ajustements, des conversations parfois inconfortables et une vraie honnêteté. Mais elles reposent sur une base solide : deux personnes conscientes, responsables et prêtes à grandir ensemble, sans se faire violence.


Si tu vis des relations qui te semblent inconfortables ou toxiques, tu peux me laisser tes questions/préoccupations en commentaire ou en inbox, on y répondra ensemble.

 





Avec bienveillance et amour ;



Emma, une âme qui a soif d’exister !

 

 

 

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