Quand le cœur a peur qu’on parte : la blessure de l'abandon
- amelirmabila
- 31 déc. 2025
- 3 min de lecture

Hello toi !
Aujourd'hui on aborde une autre blessure de notre série guérir des blessures de l'âme : la blessure de l'abandon.
Peut-être que quelque part en toi, il y a cette peur silencieuse : être laissée.
Pas forcément abandonnée de façon spectaculaire.
Non. Parfois c’est plus subtil que ça : une présence qui se retire, une promesse non tenue, une affection qui s’éloigne sans explication. Et le cœur qui apprend, doucement mais sûrement, à ne plus trop s’attacher.
La blessure de l’abandon naît souvent très tôt, elle s’installe quand l’enfant ne se sent pas soutenu émotionnellement, quand il perçoit l’absence — physique ou affective — d’une figure importante.
Ce n’est pas toujours un parent qui part, parfois le parent est là… mais indisponible, fatigué, distant, dépassé. Alors l’âme comprend un message dangereux : je peux être laissée, je ne suis pas assez importante pour qu’on reste.
Avec le temps, cette blessure façonne une peur profonde de la solitude. La personne blessée par l’abandon développe souvent une dépendance affective. Elle a besoin de sentir qu’on est là, qu’on ne va pas partir, elle s’attache vite, parfois trop fort.
Elle donne beaucoup, attend beaucoup aussi et quand l’autre s’éloigne — même légèrement — la douleur remonte, vive, disproportionnée, presque ancienne.
La Bible nous montre que Dieu connaît intimement cette peur. Il ne la minimise pas. Il ne la juge pas. Il y répond.📖 « Quand mon père et ma mère m’abandonnent, l’Éternel me recueillera. » (Psaume 27:10)
Ce verset est bouleversant, parce qu’il nomme l’impensable… et il y oppose une promesse. Même si les hommes faiblissent, même si les présences humaines sont imparfaites, Dieu affirme : Moi, je reste. Là où l’abandon a laissé un vide, Dieu veut devenir un refuge.
La blessure de l’abandon pousse souvent à chercher chez les autres ce que seul Dieu peut réellement offrir : une sécurité constante. Alors on a peur que l’autre change, qu’il se lasse, qu’il s’en aille. On peut devenir envahissant(e), anxieux(e), ou à l’inverse faire semblant d’être forte, indépendante, tout en redoutant profondément d’être seul(e).
Mais Dieu nous rappelle une vérité fondamentale :📖 « Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » (Hébreux 13:5)
Tu sais, Guérir de la blessure de l’abandon, ce n’est pas ne plus jamais ressentir la peur. C’est apprendre à ne plus la laisser gouverner nos émotions et relations. C’est accepter de regarder cette part de nous qui a manqué, qui a attendu, qui a espéré… et la déposer devant Dieu, sans masque.
Jésus lui-même a connu l’abandon. Trahi, renié, laissé seul à Gethsémané.
Sur la croix, Il crie :📖 « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46)
Il ne l’a pas fait pour théâtraliser la douleur, non. Il l’a fait pour la porter, pour que tu saches que le sentiment d’abandon que tu ressent n’est pas étranger au cœur de Dieu. Il est entré dedans pour t’en sortir.
Vois-tu, la guérison commence quand on cesse de chercher à combler ce vide à l’extérieur.
Quand on accepte de devenir sa propre présence, avec Dieu. Cela passe par l’apprentissage de la solitude saine, celle qui ne fait plus peur, mais surtout une dépendance totale à Dieu.
Cela signifie apprendre à demeurer dans cette vérité :📖 « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé. » (Psaume 34:18)
Guérir, c’est aussi accepter de ne pas être sauvée par les autres. Les relations sont des cadeaux, pas des béquilles. Dieu ne promet pas que les gens resteront toujours, mais Il promet que Lui, oui il est la. Et quand cette vérité descend du mental au cœur, quelque chose se répare doucement.
Peut-être que la blessure de l’abandon t’a appris à t’accrocher. Dieu veut t’apprendre à t’ancrer. Peut-être qu’elle t’a appris à avoir peur du vide. Dieu veut devenir Celui qui l’habite.
Et si, aujourd’hui, tu commençais simplement par cette prière, très simple, très vraie :
Seigneur,
Tu connais ce vide que je ressens parfois.
je Te confie cette peur d’être laissée.
Cette angoisse quand l’autre s’éloigne.
Cette part de moi qui a manqué de présence.
Aujourd’hui, je viens déposer ce manque entre Tes mains.
Viens remplir les endroits où j’ai appris à me sentir seule.
Apprends à mon cœur que Ta présence est constante.
Je renonce à la peur d’être abandonnée.
Je choisis de croire que Tu restes même quand les autres partent.
Apprends-moi à croire que Tu es là, même quand personne d'autres ne l’est et que je ne vois rien.
Viens restaurer en moi le manque de sécurité.
Je choisis de Te faire confiance, pas à pas. Amen.
Prends ton temps avec cette blessure. Dieu ne presse jamais la guérison. Il marche avec toi, lentement, fidèlement. Et saches le… Il ne partira pas 🌿
Avec bienveillance et amour :
Emma, une âme qui a soif d'exister !




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